Notre laboratoire indépendant, accrédité ISO/IEC 17025 (CNAS), réalise des tests de sécurité des jouets complets pour les fabricants, importateurs, distributeurs et bureaux de contrôle en Algérie. Nous analysons les jouets destinés aux enfants de tout âge (0–14 ans) et vérifions leur conformité aux exigences internationales (sans référence à des numéros de normes spécifiques). Les domaines couverts incluent les risques mécaniques et physiques, la résistance à la traction des petits éléments, la protection contre les arêtes coupantes, la stabilité, les propriétés d’inflammabilité, le dosage des substances chimiques dangereuses (métaux lourds, phtalates, composés organiques volatils) ainsi que la sécurité électrique des jouets fonctionnant sur pile ou secteur.

Types de jouets que nous testons régulièrement
- Peluches, poupées, figurines, hochets, anneaux de dentition
- Jouets à tirer ou à pousser, trotteurs, mini‑véhicules sans moteur
- Jeux de construction, blocs, puzzles, pâte à modeler, sable magique
- Jouets sonores et musicaux (tambours, xylophones, cartes musicales)
- Jouets électriques et électroniques (trains, robots, consoles portables, talkies‑walkies)
- Jouets à fonction chimique (coffrets de chimie, petites expériences, encres, peintures)
- Articles de puériculture (sucettes, bouts de sein, petites cuillères d’apprentissage)
- Jouets gonflables (ballons, bouées, structures gonflables)
- Articles de fête (masques, déguisements, perruques, chapeaux)
- Jouets pour le bain (animaux flottants, lettres mousse, tapis de bain)
- Jouets de plein air (trampolines, balançoires, toboggans, maisons en plastique)
Tests mécaniques et physiques (évaluation des risques de blessure)
- Petites pièces et parties détachables – Application d’une traction dynamique ou statique à l’aide d’un dynamomètre (généralement 90 N pour une traction de courte durée). Les éléments qui se détachent et entrent entièrement dans le cylindre de petites pièces (diamètre 31,7 mm) sont considérés comme dangereux pour les enfants de moins de 36 mois.
- Arêtes coupantes et pointes dangereuses – Inspection tactile avec un dispositif à ruban adhésif ou détection par capteur d’arête. Tout bord métallique ou plastique présentant une angle vif doit être rendu inoffensif par arrondi ou protection.
- Espaces de coincement (doigts, orteils, cheveux) – Utilisation de sondes (barre d’épreuve) pour vérifier les interstices entre les parties mobiles (mécanismes de pliage, articulations). Les ouvertures ne doivent pas permettre l’introduction des doigts d’un enfant.
- Stabilité et protection contre les chutes – Inclinaison du jouet sur un plan à 10° dans toutes les directions ; les jouets ne doivent pas basculer. Les jouets à cheval ou à enfourcher sont testés sur un plan incliné (20°).
- Résistance des éléments de fixation (agrafes, clous, vis, boutons pressions) – Nous appliquons une force de traction de 50 N à 90 N selon la zone de contact et vérifions l’absence de dégagement.
- Test de chute (robustesse) – Le jouet est lâché d’une hauteur de 85 cm à 1 m (selon la masse) sur une dalle d’acier, répété 4 fois dans différentes directions. Après le test, aucun fragment dangereux ne doit être libéré.
- Test de torsion et de traction sur les éléments saillants – Les poignées, roues, bras de poupées sont soumis à une torsion de 0,45 N·m suivie d’une traction. Ne doivent pas se rompre ou libérer de petites pièces.
- Sangles et cordons (risque d’étranglement) – Mesure de la longueur de toute corde ou ruban dépassant 220 mm ; ne doivent pas former de boucle coulissante.
- Jouets à fonctions chimiques – Vérification de l’étanchéité des récipients, absence de verre fragile, et que les substances dangereuses ne peuvent pas être atteintes directement par l’enfant.
Essais d’inflammabilité
- Célérité de combustion (temps de flamme) – Les jouets en textile, cheveux de poupée, perruques, déguisements sont exposés à une flamme standardisée (hauteur de flamme 20 mm). On mesure le temps nécessaire pour qu’une marque de référence soit brûlée. La vitesse de combustion ne doit pas dépasser 10 mm/s pour les catégories à risque.
- Résistance au feu des structures gonflables – Test de propagation de flamme sur une éprouvette prélevée dans le matériau de la structure.
- Réaction au feu des matériaux de remplissage (ouate, mousse) – Les matériaux expansés ne doivent pas fondre ou brûler avec projection de gouttes enflammées.
- Évaluation des jouets contenant des liquides inflammables – Mesure du point d’éclair des liquides intégrés (ex. liquide pour ballon à eau), point d’éclair > 60°C exigé.
Analyse chimique – Substances toxiques et éléments interdits
- Métaux lourds (migration dans une solution acide simulant la salive) – Après extraction par de l’acide chlorhydrique dilué à 37°C pendant 2 heures, nous dosons par ICP‑MS les éléments suivants : plomb, cadmium, mercure, chrome (total), chrome hexavalent, arsenic, sélénium, baryum, antimoine. Les limites sont très strictes pour les jouets accessibles à la bouche.
- Phtalates (esters d’acide phtalique) – Extraction par solvant organique (dichlorométhane ou acétone), analyse par GC‑MS. Les phtalates réglementés (BBP, DBP, DEHP, DIDP, DINP, DNOP) sont quantifiés. Pour les jouets destinés à être mis en bouche, la somme de certains phtalates doit rester inférieure à 0,1 %.
- Métaux extractibles (pour les jouets métalliques ou munis de revêtements métalliques) – Immersion dans une solution de simulant d’eau de Joux et mesure par ICP‑OES.
- Formaldéhyde (dans les textiles, colles, contreplaqués) – Extraction par eau chaude et dosage colorimétrique (méthode à l’acétylacétone). Les jouets en textile pour enfants doivent présenter une concentration inférieure à 30 mg/kg.
- Aminés aromatiques (issues de colorants azoïques) – Les colorants susceptibles de se réduire en amines cancérogènes sont recherchés dans les tissus, cuirs et plastiques colorés. Une décomposition chimique suivie d’une analyse GC‑MS permet de détecter plus de 20 amines interdites.
- Nickel et libération (pour les jouets comportant des parties métalliques en contact prolongé avec la peau) – Test de migration du nickel par tampon imprégné (méthode du spot) et dosage par spectroscopie d’absorption atomique.
- Composés organiques volatils (COV) pour les jouets à odeur (marqueurs, feutres, puzzles en mousse) – Analyse par espace de tête couplé à GC‑MS pour identifier toluène, benzène, styrène, limonène, etc.
Tests électriques pour jouets fonctionnant sur pile ou secteur
- Protection contre les chocs électriques (parties actives) – Vérification que les piles ne sont pas accessibles sans outil, que les bornes de charge ne présentent pas de tension dangereuse (> 24 V).
- Température des surfaces (risque de brûlure) – Mesure avec une thermocouple après 4 heures de fonctionnement continu. Les surfaces métalliques ne doivent pas dépasser 55°C, les parties en plastique 75°C.
- Résistance diélectrique et rigidité – Application d’une tension d’essai (500 V ou 1000 V) entre les parties actives et les parties accessibles. Aucun claquage ne doit se produire.
- Test de charge de la batterie (protection contre la surchauffe et l’explosion) – Pour les jouets équipés de batteries rechargeables, nous contrôlons le circuit de protection de charge.
- Vérification des fiches d’alimentation et cordons – Dimensionnement des sections, résistance d’isolement, fixation anti‑arrachement.
Contenu du rapport d’essai
Chaque rapport de sécurité des jouets comprend : l’identification de l’échantillon (dénomination, âge recommandé, lot, photos si nécessaire), la description des essais réalisés (mécaniques, inflammabilité, chimiques, électriques), les valeurs mesurées pour chaque paramètre (ex. diamètre de petite pièce, force d’arrachement, concentration en plomb, température de surface), une éventuelle comparaison avec des spécifications fournies par le client, et les constats d’anomalie. Aucune déclaration générale de conformité à une norme ou à une réglementation nationale n’est incluse sauf si le client a expressément fourni la liste des exigences à vérifier. Les données brutes (photos des défauts, enregistrements de traction, chromatogrammes) sont annexées. Le rapport ne peut être utilisé comme certificat de mise sur le marché sans validation complémentaire par les autorités compétentes.